Le Conseil de l'Europe, meilleur avocat de l'islamisation du Vieux Continent

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Publié le 29/06/2010

Le Conseil de l'Europe a adopté mercredi dernier une résolution à l'unanimité invitant notamment les Etats membres à "ne pas adopter une interdiction générale du port du voile intégral ou d'autres tenues religieuses, mais à protéger le libre choix des femmes de porter ou non une tenue religieuse".

Le Conseil de l'Europe, meilleur avocat de l'islamisation du Vieux Continent

Une résolution d'autant plus contestable sur le plan déontologique que son rapporteur n'est autre que Mme Nursuna Memecan membre de l'AKP, le parti islamiste au pouvoir en Turquie. Elle est également marquée par de profondes incohérences, puisque le port du voile intégral fait souvent l'objet de pressions de la part des époux ou des parents, quand il ne s'agit pas de témoigner d'une foi dangereusement radicalisée. En dépit de ces analyses largement partagées par les sociologues, la résolution prétend dans le même temps "sanctionner [...] toute forme de contrainte, d'oppression ou de violence obligeant les femmes à porter le voile ou le voile intégral", et dénoncer le "radicalisme islamique et la manipulation des croyances religieuses à des fins politiques portent atteinte aux droits de l'homme et aux valeurs démocratiques." Or, quel meilleur moyen pour lutter contre l'expression d'un communautarisme outrancier et vindicatif que d'interdire le port du voile ?

Mais la résolution adoptée va plus loin, et intime la Suisse, qui avait approuvé par référendum l'interdiction de la construction de minarets à "à abroger dès que possible cette interdiction, qui constitue une discrimination à l'égard des communautés musulmanes". Au regard de ces recommandations, le Conseil de l'Europe, qui prétend œuvrer pour la défense des droits de l'Homme, en fait une interprétation hasardeuse, et renie l'un de ses droits les plus fondamentaux, à savoir que selon l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément."

...et de sa déchristianisation

Dans le même temps, la Cour européenne des Droits de l'Homme, organe du Conseil de l'Europe, a condamné l'Italie en Novembre dernier, en raison de la présence de crucifix dans les salles de classe. La décision de la cour, qui se fondait sur l'article 9 de la Convention européenne des Droits de l'Homme, (liberté de pensée, de conscience et de religion), a été motivée par l'argument selon lequel « l’obligation pour l’Etat de s’abstenir d’imposer, même indirectement, des croyances, dans les lieux où les personnes sont dépendantes de lui ou encore dans les endroits où elles sont particulièrement vulnérables. » Une étrange conception du rôle de l'Etat, en matière d'instruction. Faudra t-il alors, au nom de cette logique, que l'instruction publique se dispense d'enseigner l'idéologie droit de l'hommiste, à nos chères têtes blondes ? On serait presqu'en train de le souhaiter, tant l'instrumentalisation et l'invocation incohérente des Droits de l'Homme en font perdre le sens même, et servent à justifier l'injustifiable...
 

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