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Question posée à
la Présidence danoise (à Mme Mariann Fischer
Boel, Ministre danoise de l'alimentation, de l'agriculture
et de la pêche, Présidente en exercice du Conseil)
sur la réforme de la Politique Commune de la Pêche
par Dominique Souchet
Bruxelles, le 10 juillet 2002
Madame la Présidente,
Vous n'ignorez pas que le projet de la Commission
suscite chez les professionnels et les élus, dans
un nombre important de pays de l'Union ayant une forte tradition
de pêche artisanale, une réaction de rejet
extrêmement forte.
Les élus attendent désormais
beaucoup du Conseil pour que l'on revienne à la raison.
Tout va se jouer dans le semestre qui vient. La responsabilité
de la Présidence danoise sera donc éminente.
Ne pensez-vous pas que la seule manière
de parvenir à un accord serait, au lieu de multiplier
des instruments qui suscitent la controverse, de recentrer
la PCP sur ses fondamentaux ?
C'est-à-dire des TACs et quotas fixés
de manière aussi juste que possible, ce qui suppose
deux efforts importants, en matière de recherche
et en matière de contrôle.
Il ne nous paraît pas possible d'avoir
une PCP digne de ce nom sans un effort extrêmement
important de recherche sur la ressource pour réduire
les marges d'incertitude qui sont aujourd'hui considérables.
Cette orientation est curieusement absente des propositions
actuelles de la Commission. Or, il nous semble plus pertinent
de consacrer l'argent public à la recherche, plutôt
qu'à casser de nouveaux bateaux ou à tenter
d'hypothétiques reconversions de marins pêcheurs.
Le deuxième effort à accomplir
concerne la rigueur et l'équité des contrôles.
Là aussi, des moyens substantiels doivent être
mis en place pour s'assurer en permanence du respect des
quotas par toutes les flottilles. Le contrôle du contrôle
doit donc être fortement renforcé de façon
à devenir effectif, crédible et compétent.
Est-ce que la présidence danoise
compte s'engager dans cette voie pour tenter de trouver
un accord ?