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Statut et financement des partis
politiques européens
Opinion minoritaire sur le rapport
Dimitrakopoulos
par Georges Berthu, le 17 février
2004
Le règlement sur le financement
des partis politiques au niveau européen va ouvrir
pour l'Union une source de dépenses nouvelles, d'ailleurs
inutile car ces partis devraient être financés
par leur base - sauf à avouer que celle-ci n'a pas
d'existence réelle.
Surtout, le nouveau système va générer
toutes sortes de discriminations. D'abord, le "parti
politique au niveau européen" de l'article 191
TCE devrait être représenté, selon le
règlement d'application, dans un quart des Etats
membres au moins. Mais on ne voit pas au nom de quoi il
faudrait exclure les partis représentés dans
un plus petit nombre d'Etats, dès lors qu'ils ont
bien une action "au niveau européen" conformément
au traité - par exemple une participation au Parlement
européen.
De plus, les subventions seraient accordées
ou retirées par le Parlement européen (où
les députés seraient juges et parties), selon
des critères imprécis et extensibles, autorisant
des exclusions purement politiques.
Le nouveau règlement, complété
par les propositions du rapport Dimitrakopoulos, installerait
donc un système de redistribution entaché
d'arbitraire, inventé par les institutions européennes
pour leur confort, alors qu'il n'était pas contenu
tel quel dans l'article 191 du traité. Tout celà
paraît bien peu conforme aux valeurs que l'Union prétend
défendre.