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Adhésion de Malte et sécurité
maritime
Question écrite au Conseil et
à la Commission posée par Dominique Souchet
le 20 janvier 2004
La flotte commerciale maltaise, la troisième
dans le monde, compte nombre de pétroliers. L'Erika
était immatriculé à Malte. Or, à
la veille de l'entrée de Malte dans l'Union européenne,
le pavillon maltais continue de figurer sur la liste noire
du Mémorandum d'entente de Paris.
Il n'est donc pas surprenant que le Rapport global de
suivi des préparatifs menés par Malte en vue
de son adhésion du 5 novembre 2003 (COM (2003)675
final) reconnaisse que "Malte risque, au moment de
son adhésion, de ne pas satisfaire aux conditions
auxquelles les Etats membres doivent se conformer"
dans le domaine des transports maritimes.
Malgré ses efforts, l'administration
maritime de Malte est-elle en mesure d'assurer le contrôle
des navires qui sont enregistrés auprès d'elle,
et d'appliquer ainsi la directive 94/57 du Conseil, alors
que ces navires sont dans leur immense majorité la
propriété d'armateurs originaires de pays
tiers ?
De même, l'administration maritime
de Malte est-elle à même de vérifier
que les organismes auxquels elle confie les inspections,
visites et certifications des navires répondent réellement
aux conditions d'agrément ?
Si les obligations en matière d'inspection
et de sécurité ne devaient pas être
respectées de façon satisfaisante par Malte,
ne risque-t-il pas d'en découler une charge et des
responsabilités considérables et disproportionnées
pour les Etats du port membres de l'Union européenne
? La Commission estime-t-elle que ces Etats ont les moyens
réglementaires et financiers de faire face à
une telle situation ?
Le taux d'immobilisation dans les ports communautaires
des navires battant pavillon maltais étant préoccupant,
comment la Commission prévoit-elle de gérer
la situation de navires ayant été immobilisés
à plusieurs reprises au cours d'une période
de quelques mois ?