Actualité
Edito d'Avril 2012 - Numéro II
Interview de George Soros (donnée au journal "Le Monde" le 18 avril)
Le financier affiche son scepticisme sur l'avenir de la zone euro, quel que soit le futur président français déplorant le manque de réformes dans ce pays. M. Soros, connu pour son appétit financier, a rappelé que "même si l'euro survit, l'Europe a devant elle une période de grandes difficultés" et que si de grands pays ont survécu à des désastres financiers "l'Union européenne n'est pas un pays" et ses chances de survie sont minces. Aussi, la domination allemande sur la politique monétaire est "bonne pour l'Allemagne mais pas pour l'Europe". A la question de savoir s'il aurait spéculé sur l'euro, il répond qu'il "parierait contre l'euro". A bon entendeur...
Schengen dans l'actualité
Les Ministres français et allemand de l'intérieur ont écrit à la présidence danoise de l'UE pour faire part de leur inquiétude concernant les règles permettant l'instauration de contrôles aux frontières intérieures dans la zone Schengen. En 2011 en effet, suite au "printemps arabe", certains Etats demandaient plus de souplesse et de possibilités pour faire face aux menaces graves et/ou aux manquements des Etats responsables des frontières extérieures. Dans cette lettre, ils déplorent que la Commission européenne se soit attribué cette faculté de décider de la réintroduction temporaire des contrôles car "la prévention des menaces à la sécurité et à l'ordre publics relève de la souveraineté nationale".
La Suisse, membre de l'espace Schengen depuis environ deux ans s'attire les foudres de Bruxelles en voulant déjà poser des limites à l'entrée des ressortissants des pays d'Europe centrale.
Cela serait contraire à l'accord UE-Suisse, mais pas forcément contraire à l'intérêt des Suisses...
Un 28ème droit européen des contrats ?
La Commission européenne souhaite instaurer un nouveau régime de droit des contrats, facultatif (pour l'instant) utilisable à la place du droit national. Une majorité d'Etat est opposé à cette idée (notamment l'Allemagne et le Royaume-Uni).
Edito d'Avril 2012
Elections anticipées en Grèce
Les élections se tiendront le 6 mai. Le chef du parti conservateur (Nouvelle Démocratie) Antonio Samaras est favori.
Le gouvernement d'unité nationale en place depuis 5 mois conduit par Loukas Papademos, installé par Bruxelles n'a pas de réelle légitimité.
"La liberté ou la mort", telle est la devise nationale grecque.
La Cour Constitutionnelle allemande devrait être appelée à considérer les nouveaux traités européens
Der Spiegel rapporte que l'ancienne ministre allemande de la Justice Herta Däubler-Gmelin (SPD) a annoncé qu'elle va lancer une action judiciaire devant la Cour constitutionnelle allemande au nom de la campagne «Plus de démocratie» à la fois contre le «traité fiscal» sur la discipline budgétaire et la zone euro et sur le traité MES instituant le fonds de sauvetage permanent. Elle fait valoir que l'on "franchit une ligne rouge" en transférant trop de pouvoir des parlements nationaux vers l'UE, et déclare «je suis pour l'Europe, mais pas pour une Europe qui n'est déterminée que par le gouvernement des élites "
Les travailleurs de la coiffure interdit de talons et de bagues
Un projet de directive européenne pourrait interdire aux coiffeurs et autres esthéticiennes de porter des talons, des bagues ou des montres, pour des raisons d'hygiène. Encore une prérogative de l'Union européenne que nous ignorions...
Edito de Mars 2012 - Numéro II
Bruxelles se réveille un peu tard et demande la réciprocité
Dans le cadre des négociations en vue d'un accord de libre échange entre l'Inde et l'UE, la Commission européenne demande désormais la réciprocité dans l'ouverture de leurs marchés publics. Alors que des sociétés indiennes (de services informatiques notamment) signent des contrats avec le secteur public européen, les marchés publics indiens demeurent fermés aux entreprises européennes. L'Inde semble camper sur ses positions.
L'intérêt pour l'Islande d'entrer dans l'UE décroît de jour en jour
Lors de la réunion de commission parlementaire mixte UE-Islande du Parlement européen, l'ambassadeur d'Islande auprès de l'UE s'est très mollement félicité de la bonne avancée des négociations d'adhésion. En effet, l'économie islandaise a connu une croissance de 3,9% pour 2011, soit plus qu'au sein de l'UE, et celle de 2012 est prévue à 3%. L'économie est en phase de stabilisation comme le montrent les remboursements anticipés des prêts octroyés par le FMI (20% (338 millions d'euros) des 2,13 milliards de dollars) avec 4 années d'avance. Les fameuses agences de notation ont également relevé leur note du pays.
OGM en France : l'agence européenne mise en cause
Les média français ont suivi l’annonce du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, d’une mesure qui interdit la culture des semences transgéniques Monsanto. L’AESA (autorité européenne de sécurité alimentaire) a jusqu’au mois d’avril pour juger les arguments français. Elle demandera probablement à la France de retirer l’interdiction. De nouvelles recherches ont précédé la décision française, notamment un avis du Haut Conseil des biotechnologies qui met en exergue les limites d’un avis de l’AESA.
Edito de Mars 2012
Anschluß européen en Grèce
Le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler, voudrait voir l'un des 27 commissaires européens se charger spécialement de la remise sur pied de l'économie grecque, et a déclaré dans un entretien publié vendredi 2 mars dans le quotidien Handelsblatt "ne pas comprendre que la Grèce s'oppose à cette proposition". Le "commissaire à la reconstruction" aurait "la responsabilité principale des élans de croissance et de la mise en œuvre des réformes" dans le pays, a suggéré le ministre libéral (FDP).
Douze pays appellent l’Europe à plus de libre-échange
Grande-Bretagne, Italie, Estonie, Lettonie, Finlande, Irlande, Tchéquie, Slovaquie, Espagne, Suède, Pologne et Pays-Bas appellent à un approfondissement des échanges avec les grands partenaires commerciaux de l’UE; la signature d’accords avec l'Inde, l'Amérique latine et les voisins de l’ex bloc soviétique; le lancement de négociations avec le Japon avant l’été; le développement des relations commerciales avec la région méditerranéenne ainsi que la réduction du soutien public aux banques.
Sommet européen et traité européen à vingt-cinq : début des ratifications
Le 2 mars, les chefs d’états et de gouvernement européen - sauf Royaume-Uni et Tchèquie - signent officiellement le nouveau pacte de discipline budgétaire renforcée. Ce nouveau traité obligera chaque pays signataire à inscrire dans sa loi fondamentale une «règle d’or» d’équilibre des comptes et renforce la gouvernance et la coordination de la zone euro.
Un seuil minimum de 12 pays sur les 25 signataires est fixé pour son entrée en vigueur (en 2013). L’Irlande a annoncé la tenue d'un référendum. La France se prononcera après les élections.
Herman Van Rompuy a été reconduit à la tête de l'Union européenne pour un mandat de deux ans et demi et avoir été nommé en outre président des sommets de la zone euro. La Serbie a obtenu le statut de candidat officiel à l'UE.
Edito de Février 2012 - Numéro II
La Commission européenne teste ses nouvelles attributions
La Commission européenne a lancé un « mécanisme d’alerte » sur les déséquilibres macroéconomiques observés dans une douzaine de pays membres de l’UE (France, Italie, Espagne, Royaume-Uni, etc.). Il s’agit de la première étape d’un exercice inédit de surveillance des Etats membres selon une dizaine de critères : coûts du travail, dette privée, prix de l’immobilier, taux de change, parts de marché à l’exportation, etc.
L'accord UE-Maroc approuvé, des effets dévastateurs sont à prévoir
Le Parlement européen a approuvé l’accord entre l’Union européenne et le Maroc qui prévoit de libéraliser les échanges de produits agricoles et issus de la pêche. Cet accord prévoit de libéraliser 55% des droits de douane imposés aux produits de l’UE et 70% des droits imposés aux produits marocains. Les Députés espagnols de tous les groupes politiques ont voté contre...
Le siège du Parlement européen à Strasbourg moins coûteux que prévu
Basé sur des chiffres fournis par l'administration du Parlement européen, un rapport établit que le déplacement mensuel des "eurodéputés" entre Bruxelles et Strasbourg est nettement moins coûteux que ce qu'affirment les élus "anti-Strasbourg"; soit 51,5 millions d'euros par an, contre les 169 à 203 millions d'euros estimés par les "anti-Strasbourg".
La question revient souvent dans les débats des députés sous des formes diverses, (écologie, économies, raisons pratiques, etc.). Le siège étant fixé par les traités à Strasbourg, il ne pourra être changé que par un traité avec l'accord de la France.