ACTUALITES > GENERALES
Un régime encore plus attractif
pour les faux demandeurs d'asile
le 28 mai 2002
Le 25 avril dernier, la Commission
a présenté une fois de plus au Parlement européen
un texte bureaucratique et uniformisateur : une proposition
de directive visant à fixer des normes minimales
d'accueil en faveur des demandeurs d'asile dans les Etats
membres.
Cette proposition, comme d'habitude, harmonise
pour le plaisir en cherchant à donner aux demandeurs
d'asile des "conditions de vie comparables dans
tous les Etats membres". Le Parlement européen,
comme d'habitude aussi, s'est empressé de saisir
la perche en proclamant que : "le régime
d'asile européen commun devrait relever les normes
dans l'Union européenne, et non les abaisser".
En conséquence, il a voté des amendements
qui, entre autres, étendent la définition
du réfugié ainsi que celle de sa famille (le
mari ou la femme devenant "le conjoint ou le partenaire
marié ou non marié, quel que soit son sexe,
lié par une relation durable").
A aucun moment la Commission ou le Parlement
européen n'ont posé des questions pourtant
essentielles : combien ces normes d'accueil vont-elles coûter
aux Etats membres, surtout compte tenu du fait qu'elles
vont constituer un attrait supplémentaire pour une
immigration de forme nouvelle qui se glisse dans le statut
des demandeurs d'asile ? Où les crédits correspondants
sont-ils prévus ? Comment lutter contre cette immigration
nouvelle, où l'on voit notamment les faux demandeurs
d'asile s'organiser à partir de réseaux structurés
de passeurs rémunérés ?
Dans ces conditions, la proposition de la
Commission nous paraît très dangereuse, et
la délégation MPF a voté contre, tandis
que le Parlement européen, de son côté,
l'adoptait à la majorité. Une fois de plus,
nous constatons que la dévolution de la politique
d'immigration à la Communauté par le traité
d'Amsterdam joue contre les nations et contre nos intérêts,
au lieu de permettre des contrôles plus stricts comme
à l'origine on nous l'avait promis.