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Il faut accélérer
les négociations d'élargissement
le 13 juin 2002
Au cours de la session du 10 au 13 juin,
les députés européens MPF ont exhorté
la Commission, les pays membres et les candidats aux efforts
nécessaires pour conclure les négociations
d'adhésion à la fin de cette année,
afin de pouvoir signer les traités correspondants
vers avril 2003, en vue d'une entrée de 10 nouveaux
membres en 2004.
En 1999, au Conseil de Berlin, il avait
été prévu que six pays candidats devraient
entrer dans l'Union en 2002. Or nous y sommes, et aucun
n'est entré. Nous ne pouvons pas continuer comme
cela. Il faut faire sauter les derniers verrous, tout en
demeurant réalistes.
Nous estimons que les perspectives
financières établies à Berlin pour
les années 2000-2006 sont toujours valables, car
si les nouveaux membres sont finalement plus nombreux sur
la période, ils arriveront plus tard. Nous pouvons
donc consacrer à l'élargissement à
peu près les sommes qui étaient prévues.
A l'intérieur de cette enveloppe,
nous réprouvons la petitesse des efforts consentis
par les Etats membres qui bénéficient aujourd'hui
des fonds structurels et de cohésion. Ils devraient
mieux comprendre que le temps est venu de diriger ces crédits
vers l'Est. Il faut clairement prévoir l'extinction
du fonds de cohésion actuel, qui d'ailleurs était
destiné à faciliter l'accès de ces
pays à la monnaie unique. Cette mission est aujourd'hui
terminée.
Sur les questions agricoles, il est difficile
de faire autrement, dans l'immédiat, que d'étendre
progressivement les règles de la PAC actuelle aux
nouveaux pays membres. Mais en même temps, il faudrait
éviter que, sous prétexte de prendre des mesures
transitoires inévitables, on ne se retrouve demain
avec une usine à gaz extrêmement coûteuse,
étendue à l'échelle du continent.
Affirmons donc dès à
présent les principes futurs d'une nouvelle PAC :
la recherche de la qualité, le respect de l'environnement,
le soutien à la multifonctionnalité, le maintien
de l'équilibre social en milieu rural, en un mot
la défense du modèle agricole qui est celui
de la plupart des pays membres. Cette défense devra
être assumée par la protection aux frontières
(renégociée avec l'OMC), et donc financée
par le consommateur, plutôt que par un budget communautaire
en expansion infinie, financé par le contribuable
(voir à
ce sujet l'article de Georges Berthu et Dominique Souchet
à la même rubrique).