ACTUALITES > LA CONVENTION SUR L'AVENIR
DE L'EUROPE
Valéry Giscard d'Estaing
essaie de réveiller la Convention
10 juin 2002
La Convention, au milieu de sa "phase
d'écoute", ronronne. Les propositions que l'on
y entend sont déjà connues, et ne peuvent
améliorer le système qu'à la marge,
dans le meilleur des cas. La délégation du
Parlement européen (16 représentants) manoeuvre
en ordre serré pour tomber à bras raccourcis
sur tous les orateurs qui ont l'audace de ne pas proposer
des solutions estampillées fédéralistes.
Dans ce contexte désolant, le président
de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing, déploie
des efforts méritoires pour essayer d'élargir
le débat.
Le 24 mai dernier, en conclusion des travaux
de la matinée, il déclarait par exemple :
"Dans l'organisation future de l'Union européenne,
doit-on garder cette culture qui a été dominante
pendant les années soixante, soixante-dix, quatre-vingt,
qui voulait que seule la Commission ait le droit d'initiative
? Ne pourrait-on pas l'étendre à d'autres
institutions (Parlement européen, Parlements nationaux,
etc...). Question très délicate sur laquelle
il faudra s'exprimer après avoir longuement réfléchi".
Question très délicate en
effet, que les membres de la Convention ont jusqu'ici contournée,
par prudence ou par méconnaissance de ses implications.
Il se trouve que le même jour
les souverainistes ont organisé une conférence
de presse au cours de laquelle était notamment présenté
le document de Georges Berthu demandant l'abrogation
du monopole d'initiative de la Commission. Voir
ce document à la rubrique "Contributions du
MPF à la Convention".