ACTUALITES > LA CONVENTION SUR L'AVENIR
DE L'EUROPE
Session spéciale "Société
civile" : le "groupe de Bruges" tombe à
pic
27 juin 2002
La Convention pour l'avenir de l'Union
tenait les 24 et 25 juin une session spéciale destinée
à entendre les représentants de la "société
civile". Nous avons assisté à la comédie
habituelle dans ce genre d'audition, qui ressemblait à
ce que nous avons si souvent déjà vu, par
exemple lors de la rédaction de la Charte européenne
des droits fondamentaux.
Comme par hasard, les intervenants, représentant
différentes grandes associations de la "société
civile", ont abondé dans le sens désiré
par la Commission, et, peut-être, le Praesidium de
la Convention : il faut une Constitution européenne,
il faut intégrer la Charte des droits fondamentaux
dans cette Constitution, etc... Aucun n'a défendu
des positions du type "Europe des Nations".
Il faut savoir que les associations intervenantes
(Fédéralist Voice, Jeunes européens
fédéralistes, Forum de la société
civile, Active Citizenship Network, Assemblée des
régions d'Europe, Europa Nostra, Lobby européen
des Femmes, etc...) ont leur siège à Bruxelles,
et sont profondément intégrées, à
tous les niveaux, aux réseaux des eurocrates bruxellois,
y compris du point de vue financier puisque beaucoup reçoivent
de substantielles subventions de la Commission. Voilà
ce que l'on appelle à Bruxelles "Ecouter la
société civile" !
Les députés souverainistes
du Forum pour la Démocratie ont parallèlement
organisé une conférence de presse pour protester
contre cette comédie. Le titre de leur invitation
était éloquent : "BRUXELLES PARLE
A BRUXELLES ! La Convention est supposée écouter
la société civile, mais ici, la société
civile est constituée surtout par les "lobbyistes"
payés par les institutions européennes elles-mêmes
!"
Au cours de cette conférence de presse,
le "groupe de Bruges", cercle de réflexion
britannique proche des Conservateurs, a présenté
une étude intitulée "Le contrôle
de la pensée - La machine de propagande de Bruxelles".
On y trouve en particulier des listes d'associations européennes
soi-disant impartiales, en réalité lourdement
financée par la Commission, et qui biaisent sournoisement
les débats.
Le texte de cette étude est disponible
sur le site www.brugesgroup.com